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Entretien avec Philippe Dutertre
Philippe Dutertre, 46 ans, avocat au barreau de Nice, vient d’être élu président de Gesica.
Titulaire d’une maîtrise en droit et d’une licence en administration publique, il est associé depuis 15 ans de la SCP Franck - Berliner - Dutertre - Lacrouts, où il exerce comme généraliste : droit des personnes, commercial et social. Engagé, il est vice-président de la CARPA de Nice, président de l’UJA et délégué national de la FNUJA. Il fait partie de Gesica depuis 1996, de son comité directeur depuis 5 ans et en était vice-président depuis 2 ans.
1. Avant d’être le nouveau président de Gesica, quel avocat êtes-vous ?
Je pense être inspiré par la même vocation que le réseau, avec lequel je me suis toujours senti en adéquation. Je suis un homme d’affaires humaniste : les deux aspects sont très importants pour moi. D’une part je suis chef d’entreprise, puisque je dirige une PME de 14 personnes, dont j’essaie d’assurer la bonne gestion. D’autre part, je consacre une grande partie de mon activité à la solidarité et au pro bono. Je suis notamment conseil technique de la fondation Actes, qui s’occupe de l’insertion professionnelle de jeunes en difficulté, de la sauvegarde d’enfants etc. Cette vocation humaniste guide aussi, depuis ses 35 ans d’existence, l’action de notre cabinet. Nous traitons beaucoup de dossiers à titre bénévole. |
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2. Quels bénéfices votre activité à l’intérieur du réseau a-t-elle apporté à l’exercice de votre profession ?
Nous profitons des relations qu’il favorise tant du point de vue géographique que de celui de l’échange de compétences. Notre cabinet par exemple ne fait pas de conseil, il n’exerce que dans le domaine judiciaire ; mais de nombreux cabinets de conseil sont intégrés dans le réseau.
3. Comment Gesica s’inscrit-il à votre sens dans l’actualité du débat sur l’interprofessionnalité ?
L’objectif du réseau consiste dans l’amélioration des relations d’affaires : si l’interprofessionnalité peut les favoriser, nous serons ouverts. Personnellement, je constate l’importance croissante du croisement des compétences dans l’exercice du métier : les avocats entretiennent déjà des contacts très stricts avec des membres d’autres professions intéressées, comme les experts comptables. Dans l’esprit du global service, je pense que l’inter-professionnalité s’imposera une évidence. Quant à nos relations internationales, nous sommes déjà confrontés à des réalité très différentes selon les pays dans la conception et l’étendue du métier ; mais nous pouvons et nous continuerons à dialoguer.
4. Quel bilan dressez-vous du dernier Congrès ?
Très positif, puisque le nombre de participants a atteint un taux record dans l’histoire du réseau. Pour la prochaine édition, je souhaite valoriser encore plus le colloque.
5. Quelles seront les priorités de votre présidence ?
Je ne vais rien révolutionner, mais continuer dans l’esprit d’amélioration incessante poursuivi par mes prédécesseurs. Le réseau, qui existe depuis 1973, a évolué à l’image de ses présidents, qui en ont renforcé les uns le dynamisme et la marque, les autres la force et la sérénité des liens. J’hérite aujourd’hui d’un très bel outil ! Mon rôle sera celui de le développer tout en gardant sa cohésion. Au niveau interne, la question de savoir comment s’ouvrir à de nouveaux membres sans porter ombrage à ceux qui existent déjà fait débat depuis quelques temps maintenant, notamment dans les grandes villes. La recherche de correspondants fiables à l’étranger est également tant nécessaire que ardue. Je devrai faire preuve de stratégie et de diplomatie, mais aussi savoir trancher, en tenant compte des enjeux économiques et des valeurs du réseau. Je souhaite renforcer l’importance de la communication, en multipliant tout d’abord les échanges entre les membres, et en mieux diffusant les décisions du comité directeur. à tous les participants du réseau Je veux aussi resserrer les liens avec la section internationale, en participant moi-même à toutes ses réunions. Garantir une bonne couverture presse de Gesica sera aussi primordial.
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Un sceau pour symboliser l’acte d’avocat
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Déséquilibre des conventions, mauvaise qualité de contrats, insécurité juridique… le législateur a longtemps protégé les contractants en exigeant dans les cas les plus importants le recours à l’acte authentique, malgré la lourdeur et le coût de ce dernier. |
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